SOLO
Logiciel de facturation simple pour auto-entrepreneurs et freelances.
Ce que ça implique pour vous
SOLO déclare s'adresser aux indépendants et aux petites structures.
L'offre est freemium, avec un tarif annoncé publiquement — vous pouvez vous inscrire sans passer par un commercial.
C'est un outil de facturation au sens courant : on y crée des devis et des factures, la conformité venant en plus.
Ce que dit la liste officielle
- Stade DGFiP
- Tests d'interopérabilité réussis
- Immatriculée le
- 16 février 2026
- Type de solution
- Logiciel de facturation
- Cible déclarée
- Auto-entrepreneur, Freelance
- Modèle tarifaire
- Freemium
- Point d'accès Peppol
- Oui
- SIREN
- 343077772
- Siège
- Sveavägen 13, Stockholm, 111 57, Suède
Ce que ça coûte
Formule gratuite disponible — Start
À savoir : ⚠️ Annoncée « gratuite à vie ». Permet de RECEVOIR des factures électroniques, de créer des devis, de déclarer son chiffre d'affaires à l'Urssaf et de tenir son livre de recettes — mais PAS de créer une facture, qui démarre à la formule Go.
Premier tarif payant : 12 € HT/mois (Go) ; 19,90 € (Pro, gestion de la TVA) ; 34,90 € (Premium, assistance humaine)
Le piège classique : « plateforme agréée gratuite » ne veut pas dire « je peux facturer gratuitement ».
Relevé le 15 août 2026 sur la page tarifaire de l'éditeur. Les grilles changent sans préavis — vérifiez avant de souscrire.
Ce qui se passe quand on s'inscrit
Là où ça coince. La formule gratuite ne permet pas de créer une facture. Le tableau de bord le dit sans détour, en bas de la barre latérale : « Solo Start — plan gratuit — passez à Solo Go pour créer vos factures ». Les entrées « Devis et factures » et le bouton « Créer une facture » portent d'ailleurs le pictogramme des fonctions payantes.
Émettre avec la formule gratuite : non, pas en l’état. Constaté dans le produit, puis confirmé sur la grille tarifaire de l'éditeur : la formule Start inclut « Création de devis » et « Réception de factures électroniques » — pas la création de factures, qui figure dans la formule Go à 12 € HT par mois. Le blocage n'est donc pas à la transmission comme ailleurs : il est en amont, sur le fait même d'établir une facture. L'échelle complète relevée dans le produit : Start gratuit, Go 12 € HT par mois pour créer des factures, Pro 19,90 € pour la gestion de la TVA — utile seulement au franchissement du seuil de franchise en base — et Premium 34,90 € pour une assistance humaine.
Statut de plateforme agréée dans l'interface : visible. Le badge « Plateforme agréée par la DGFiP » est mis en avant dès la page d'accueil, et une entrée « Facturation Électronique » figure dans le menu, assortie d'un bouton « Activer » : l'agrément demande là aussi une démarche distincte. Ce qu'elle recouvre est dit clairement — « désignez Solo comme votre plateforme agréée » puis « signez votre mandat » — et le parcours annoncé à cinq minutes réclame une pièce d'identité (carte, passeport ou titre de séjour) pour vérifier votre qualité de représentant légal, avant de vous inscrire dans l'annuaire centralisé français et Peppol. Exactement la même mécanique que chez l'autre plateforme testée : c'est le fonctionnement du dispositif, pas une exigence propre à l'éditeur. Nous sommes allés au bout : le menu affiche ensuite « Activé » et la page des achats annonce que les factures reçues y arriveront automatiquement. Un point d'attention toutefois — les champs pré-remplis de la vérification (identifiant, dénomination, adresse, nom du représentant) sont VERROUILLÉS : si la copie du registre est périmée, vous ne pouvez pas la corriger à cet endroit
Ce qui est bien fait. La mise en conformité pour RECEVOIR est réellement gratuite, et rapide : parcours mené jusqu'au bout lors de notre passage, trois étapes sur quatre validées immédiatement — consentement, adresses de facturation électronique, mandat, ce dernier étant téléchargeable — la vérification d'identité restant en révision. Aucun paiement, aucune carte bancaire, et l'annonce de cinq minutes est tenue. Les fonctions payantes sont par ailleurs signalées par un pictogramme dans le menu, plutôt que de laisser l'utilisateur buter dessus.
Ce qu'elle sait déjà de vous. L'activation commence par une fiche pré-remplie — dénomination, SIREN, forme juridique, date de création, adresse, code APE, et votre nom légal complet — sans que vous ayez rien saisi. Rien de mystérieux : tout cela est librement consultable dans le registre public des entreprises, y compris les prénoms des dirigeants. En revanche, le code d'activité affiché lors de notre passage était l'ANCIEN (4520A, mécanique automobile) alors que le registre renvoyait déjà 58.19Z. La fiche montrée n'est donc pas le registre d'aujourd'hui mais une copie prise à une date que la plateforme n'indique pas — un trait qu'on retrouve ailleurs, et qui piège quiconque vient de changer d'activité. Ce n'est pas cosmétique : l'écran d'activation prévient lui-même qu'« une incohérence peut faire échouer la vérification automatique ». Vérifiez donc ce que la plateforme affiche avant de lancer la procédure.
Pour qui. Quelqu'un qui veut être joignable à l'échéance du 1er septembre 2026 sans rien payer. Et la formule gratuite, annoncée « à vie », va nettement plus loin que la seule réception : création de devis, déclaration du chiffre d'affaires à l'Urssaf, livre de recettes et dépenses, page internet professionnelle, modèles de contrats. Pour un micro-entrepreneur qui facture peu, l'ensemble est loin d'être symbolique.
À éviter si. Vous devez émettre des factures. C'est pourtant le geste pour lequel on cherche un logiciel de facturation, et il coûte 12 € HT par mois ici. « Plateforme agréée gratuite » ne veut pas dire « je peux facturer gratuitement » : c'est le contresens le plus coûteux de ce marché.
À ne pas confondre. Le bandeau du tableau de bord annonce qu'« à partir du 1er septembre, chaque auto-entrepreneur devra obligatoirement utiliser une plateforme de facturation électronique ». C'est exact pour RECEVOIR : cette obligation s'impose bien à toutes les entreprises à cette date. Ça ne veut pas dire qu'il faut être en mesure d'ÉMETTRE — pour un auto-entrepreneur, l'émission n'est obligatoire qu'au 1er septembre 2027. Le raccourci, associé à un compte à rebours, pousse à souscrire une offre payante un an trop tôt.

Des plateformes comparables
Même type de solution, public déclaré proche.
- ABBY — Freemium
- VosFactures — Freemium
- BILLIT — Freemium
- iPaidThat — Payant
Informations issues des listes officielles de la DGFiP — impots.gouv.fr, importées ici le 15 août 2026. Aucune plateforme n'est à ce jour définitivement immatriculée : l'immatriculation définitive n'est accordée qu'après réussite des tests en conditions réelles, et elle peut être refusée. Vérifiez le stade courant sur impots.gouv.fr avant de vous engager.