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Guide

Mon logiciel de facturation est-il agréé ?

Dans la très grande majorité des cas, la question ne se pose pas dans ce sens : votre logiciel n'a pas besoin d'être une plateforme agréée. Il doit être raccordé à l'une d'elles.

La réponse courte

Seules les plateformes agréées peuvent transmettre vos factures et vos données à l'administration. Votre logiciel, lui, a le droit de rester un simple outil de saisie : il devient un opérateur de dématérialisation qui s'interface avec une plateforme agréée. Changer d'outil n'est nécessaire que si votre éditeur n'a prévu aucun raccordement.

Avant de changer d'outil

Vous utilisez déjà un logiciel ?

Il n'a pas besoin d'être lui-même agréé : il peut déjà être raccordé à une plateforme. Nous avons vérifié ce qu'annoncent 27 éditeurs.

Aucun compte, aucune adresse e-mail · résultat immédiat et sourcé

Comment vérifier

La liste fait autorité, et elle est publique. La DGFiP — impots.gouv.fr en publie deux : 150 opérateurs ont réussi les tests d'interopérabilité, 16 les attendent encore — soit 166 au total. Le comparateur les réunit sur une seule page, à jour au 31 août 2026 : cherchez-y le nom de votre éditeur.

Deux précautions avant de conclure. D'abord, la liste porte des raisons sociales, qui ne sont pas toujours le nom commercial que vous connaissez — un même éditeur peut même y figurer deux fois, sous deux inscriptions. Ensuite, elle évolue en continu : une absence aujourd'hui n'est pas une absence définitive. Ne pas trouver son logiciel ne veut donc pas dire qu'il est hors-jeu ; cela veut dire qu'il faut poser la question à l'éditeur.

Les cinq situations

Votre éditeur figure sur la liste

Vous n'avez rien à changer sur le principe si son statut indique « Plateforme agréée ». Une candidature encore en attente des tests ne suffit pas pour une activation immédiate. L'immatriculation vaut trois ans, peut être renouvelée, suspendue ou retirée.

Il n'y figure pas, mais il annonce un raccordement

C'est le cas le plus fréquent, et il est régulier. Demandez simplement le nom de la plateforme agréée à laquelle il se raccorde, et vérifiez que ce nom figure bien sur la liste. Une annonce de conformité sans nom de plateforme n'engage à rien.

Il annonce un raccordement — mais il attend quelque chose de vous

C'est le piège de cette échéance, et personne ne le dit. Un raccordement annoncé n'est pas un raccordement actif. Sur les éditeurs que nous avons lus, la majorité de ceux qui annoncent une plateforme attendent une action de votre part : un mandat à valider, un formulaire de désignation à remplir, un compte à ouvrir chez la plateforme, vos identifiants d'entreprise à compléter, ou un simple courriel au support.

Sans cette démarche, aucune adresse de réception n'est rattachée à votre SIRET dans l'annuaire — et vos fournisseurs n'auront nulle part où déposer leurs factures. Lire « nous sommes compatibles » sur le site de votre éditeur ne suffit donc pas : ouvrez votre logiciel et vérifiez sur votre propre compte.

Il n'y figure pas et n'annonce rien

C'est la seule situation qui demande une décision de votre part. Posez la question par écrit, et fixez-vous une date de réponse : si elle ne vient pas, il vous reste à choisir une solution qui, elle, est raccordée. Le comparateur permet de filtrer par public visé et par modèle tarifaire.

Sa gamme est arrêtée

L'éditeur ne maintient plus le produit : il n'y aura ni raccordement, ni agrément, ni mise à jour. C'est la situation la plus inconfortable, parce qu'elle n'a pas de réponse à attendre. La seule action utile est de choisir vous-même une plateforme agréée pour recevoir, puisque c'est la seule obligation du 1er septembre 2026. Vous pouvez continuer à émettre vos factures avec votre outil actuel jusqu'au 1er septembre 2027 — mais c'est avant cette date qu'il faudra en changer, et l'éditeur qui vous oriente vers son produit de remplacement vous propose une migration payante, pas une mise à jour.

Ce que quelques éditeurs répandus annoncent

Aucun de ces logiciels ne figure sur les listes d'immatriculation, et c'est le plus souvent normal : la plupart s'appuient sur une plateforme agréée tierce, qu'ils nomment. Certains la promettent sans la nommer, un éditeur ne publie rien du tout, et une gamme est arrêtée. Nous rapportons leurs propres termes, avec la page consultée et la date — et quand une plateforme est nommée, nous confirmons, liste officielle à l'appui, qu'elle y figure réellement.

incwo

L'éditeur écrit avoir « sélectionné deux Plateformes Agréées partenaires, Pennylane et Hubtimize E-Invoicing d'Esalink », choix qui sera proposé depuis incwo « dès le deuxième semestre 2026 ». Il ne se présente pas lui-même comme plateforme agréée, et le dit explicitement : « une Plateforme Agréée ne remplace pas votre logiciel de facturation : elle le complète. »

Vérifié sur la liste officielle : PENNYLANE (plateforme agréée), ESALINK (plateforme agréée) figurent bien sur les listes de la DGFiP.

Vous gardez incwo, et vous choisirez laquelle des deux plateformes transporte vos factures. Les deux figurent bien sur les listes officielles, tests d'interopérabilité réussis — c'est le point que personne ne peut vérifier à votre place sans le référentiel. Notez qu'Hubtimize est le nom du produit ; l'entité immatriculée est Esalink, et c'est elle qu'il faut chercher dans la liste.

À vérifier : Deux zones d'ombre à lever auprès de l'éditeur. La page ne dit pas si le raccordement est compris dans l'abonnement ou facturé en supplément — chez la plupart des éditeurs, la plateforme est un second contrat. Et « deuxième semestre 2026 » couvre aussi bien septembre que décembre : demandez une date, pas un semestre, si vous comptez émettre tôt.

Relevé le 22 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour incwo →

Ciel

Sage ne présente Ciel ni comme une plateforme agréée, ni comme raccordé à l'une d'elles. La question ne se pose plus dans ces termes : la gamme n'est plus maintenue. Sage possède par ailleurs sa propre plateforme agréée, qu'elle annonce « intégrée à tous les logiciels Sage sans frais supplémentaire » — donc à Sage 50, pas à Ciel.

Rien à vérifier sur la liste officielle : cette gamme n'est plus maintenue par son éditeur, qui oriente vers un autre de ses produits. Aucune plateforme agréée n'y sera raccordée.

Ne confondez pas les deux échéances, parce que l'écart change tout dans votre cas. RECEVOIR au 1er septembre 2026 ne dépend pas de votre logiciel : il suffit de vous inscrire auprès d'une plateforme agréée, et vous pouvez le faire en gardant Ciel sur votre poste. Vous n'êtes donc pas hors la loi à cette date. ÉMETTRE par voie électronique, en revanche, s'imposera aux TPE et PME au 1er septembre 2027, et aucune version de Ciel ne le fera : le produit ne reçoit plus de mise à jour légale. La migration est à planifier d'ici là, pas dans l'urgence de septembre.

À vérifier : Sage oriente naturellement vers ses propres logiciels, et la reprise de vos données y est annoncée. Ce n'est pas pour autant votre seule option : le changement de gamme est le bon moment pour comparer, puisque vous devrez de toute façon réapprendre un outil. Regardez notamment ce que coûtent les plateformes qui incluent la facturation, plutôt que d'additionner un logiciel et un abonnement.

Relevé le 20 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Ciel →

Dolibarr

L'éditeur ne se présente jamais comme plateforme agréée et rappelle au contraire que « chaque facture doit transiter par une Plateforme Agréée (PA) ». Il documente deux plateformes testées avec Dolibarr : EsaLink, « la première PA opérationnelle et testée avec Dolibarr, retenue officiellement par l'association PDP Libre », et SuperPDP, « opérationnelle et testée avec Dolibarr ». Un module « eInvoicing » est disponible en téléchargement.

Vérifié sur la liste officielle : ESALINK (plateforme agréée), SUPER PDP (plateforme agréée) figurent bien sur les listes de la DGFiP.

Vous gardez Dolibarr et vous ajoutez le module, puis vous souscrivez séparément auprès de l'une des deux plateformes. Le coût de la plateforme n'est pas celui du module : ce sont deux abonnements distincts.

À vérifier : L'éditeur ne s'engage pas sur le tarif des plateformes partenaires, qui ne dépend pas de lui. À vérifier directement auprès de celle que vous retenez.

Relevé le 15 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Dolibarr →

EBP

L'éditeur annonce une « intégration native avec la PA Shine : conformité incluse et garantie ». Il ne se présente pas lui-même comme plateforme agréée.

Vérifié sur la liste officielle : Shine (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Le raccordement est prévu par l'éditeur et intégré à ses logiciels : vous n'avez pas de second contrat à négocier vous-même.

À vérifier : La page consultée ne dit pas si ce raccordement est compris dans l'abonnement ou facturé en supplément. C'est la question à poser avant de renouveler.

Relevé le 15 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour EBP →

Henrri

L'éditeur invoque « notre partenariat avec Pennylane, une Plateforme Agréée » et affirme « pas de coût supplémentaire […] chez Henrri, c'est et ça restera 100 % gratuit ». Il ne se présente pas lui-même comme plateforme agréée.

Vérifié sur la liste officielle : PENNYLANE (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

L'outil et le transport sont annoncés sans surcoût : c'est la promesse la plus favorable relevée parmi les éditeurs non immatriculés.

À vérifier : La page ne précise pas les conditions de cette gratuité (volume, type de document, durée). Une promesse de gratuité sans condition écrite mérite une confirmation par écrit.

Relevé le 15 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Henrri →

Evoliz

L'éditeur se décrit comme une « solution compatible » et indique intégrer directement Chaintrust by Visma, plateforme agréée appartenant à son propre groupe.

Vérifié sur la liste officielle : CHAINTRUST by Visma (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Outil et plateforme relèvent du même groupe : un seul interlocuteur, et pas de raccordement à négocier.

Relevé le 15 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Evoliz →

Freebe

L'éditeur est explicite sur son propre statut : « Freebe figure sur cette liste officielle des Solution Compatible mais pas de PA », et indique gérer « la conformité de bout en bout via notre partenaire SUPERPDP ».

Vérifié sur la liste officielle : SUPER PDP (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

La distinction est posée noir sur blanc par l'éditeur lui-même, ce qui est rare et vous évite de la découvrir plus tard : l'outil reste le vôtre, le transport passe par SuperPDP.

À vérifier : La page consultée ne dit pas si ce raccordement est compris dans l'abonnement Freebe ou facturé à part. À demander avant de vous engager.

Relevé le 15 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Freebe →

Facture.net

L'éditeur consacre une page d'aide à cette question précise. Il s'y décrit comme « compatible et conforme » sans revendiquer d'immatriculation, et indique : « nous avons noué un partenariat technologique avec une plateforme agréée par l'État : Super PDP ».

Vérifié sur la liste officielle : SUPER PDP (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Le transport passe par Super PDP, la même plateforme que celle retenue par Dolibarr et Freebe. Vous gardez votre outil.

À vérifier : La page évoque une expérience « sans frais supplémentaires » mais ne détaille aucune condition — ni volume, ni durée, ni périmètre. À faire préciser par écrit.

Relevé le 15 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Facture.net →

Zervant

L'éditeur n'annonce pas un raccordement à une plateforme tierce mais son propre futur agrément : « en 2026, Zervant deviendra plateforme agréée (PA) ». Une autre de ses pages indique qu'on peut « d'ores et déjà recevoir des factures électroniques sur Zervant » et qu'on pourra « bientôt en émettre », sans donner de date.

Rien à vérifier sur la liste officielle : aucune plateforme agréée n'est citée. L'éditeur annonce son propre agrément à venir, ce qui n'est pas une immatriculation.

C'est une intention, pas une immatriculation : Zervant ne figure pas sur les listes officielles à ce jour. L'annonce peut très bien se réaliser — mais tant qu'elle ne l'est pas, vous n'avez aucun nom de plateforme à vérifier, ce qui est précisément la situation à surveiller.

À vérifier : Aucune date d'immatriculation n'est annoncée, seulement l'année. Redemandez à l'éditeur un engagement daté, et revenez vérifier sur la liste officielle : c'est elle qui tranche, pas la page de l'éditeur.

Relevé le 15 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Zervant →

Obat

L'éditeur ne se présente pas comme plateforme agréée mais comme « Opérateur de Dématérialisation », et nomme celle sur laquelle il s'appuie : « La plateforme agréée, c'est Iopole — Obat s'y branche. » Il annonce la réception déjà active « pour tous les comptes, quelle que soit votre formule », sans migration ni supplément de prix.

Vérifié sur la liste officielle : IOPOLE (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Rien à faire dans l'urgence, et surtout pas changer de logiciel parce qu'Obat est absent de l'annuaire officiel : c'est attendu. L'éditeur produit les factures, la plateforme agréée les transmet — dans l'annuaire, c'est Iopole qu'il faut chercher, pas Obat. Ouvrez votre compte maintenant et vérifiez que la réception y est bien active, plutôt que de vous en remettre à la page commerciale.

À vérifier : La page n'est pas homogène. Sa FAQ « C'est pour quand ? » ne cite au 1er septembre 2026 que les grandes entreprises et les ETI, et renvoie « toutes les autres entreprises, TPE et PME comprises » à 2027 : elle omet l'obligation de RECEVOIR, qui s'applique aux TPE dès le 1er septembre 2026. La frise placée plus haut sur la même page l'énonce correctement — qui ne lit que la FAQ peut se croire concerné seulement en 2027.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Obat →

Batappli

L'éditeur (Systemlog, groupe ISAGRI) nomme sa plateforme sur une page dédiée datée du 11/08/2026 : « Batappli intègre eFacture, une Plateforme Agréée de Cecurity (groupe Isagri), gratuite pour les clients Batappli ». La gratuité est conditionnée à un abonnement en ligne ou à un contrat d'assistance pour les versions installées.

Vérifié sur la liste officielle : CECURITY (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Vous êtes couvert, mais pas automatiquement. eFacture est le nom du service ; l'entité immatriculée est Cecurity, et c'est elle qu'il faut chercher dans la liste. Une démarche vous incombe : remplir le formulaire de désignation publié par l'éditeur, pour que Cecurity vous inscrive à l'annuaire national. Sans cette désignation, aucune adresse de réception n'est rattachée à votre SIRET au 1er septembre 2026.

À vérifier : Un artisan sur une version installée sans contrat d'assistance n'est pas dans le périmètre de la gratuité annoncée. La désignation reste une démarche du client, avec une validation par Cecurity annoncée « sous 72 heures » : le délai compte si vous vous y prenez la dernière semaine.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Batappli →

ProGBat

L'éditeur se range parmi les « Solutions Compatibles » et non parmi les plateformes agréées : « ProGBat se connecte à différentes Plateformes Agréées (PA) partenaires afin d'assurer la transmission des factures électroniques dans le cadre réglementaire. » Il en nomme trois : Pennylane, Qonto et SuperPDP.

Vérifié sur la liste officielle : PENNYLANE (plateforme agréée), QONTO (plateforme agréée), SUPER PDP (plateforme agréée) figurent bien sur les listes de la DGFiP.

Vous n'avez pas à quitter ProGBat, mais ProGBat ne vous couvre pas à lui seul : au 1er septembre 2026, c'est une plateforme agréée qui reçoit vos factures, pas votre logiciel de devis. Ouvrez ou confirmez un compte chez l'une des trois plateformes nommées, déclarez-la comme votre plateforme de réception, puis branchez-la sur ProGBat. Lire « factures conformes Factur-X » dans le logiciel ne règle pas la réception : le format et le circuit de transmission sont deux choses distinctes.

À vérifier : Le discours commercial a avancé plus vite que le manuel. La page consultée a été modifiée le 28 juillet 2026, mais la documentation utilisateur porte encore une phrase datée de février 2025 : « aucune PDP n'est encore opérationnelle ». Le « sans surcoût » annoncé vaut « sans surcoût pour l'utilisation de ProGBat » : il ne dit rien de l'abonnement à la plateforme agréée, qui reste à votre charge.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour ProGBat →

Mediabat

« Mediabat a fait le choix de s'appuyer sur Sage », et « toutes les factures créées dans Mediabat sont automatiquement transmises via la plateforme Sage ». L'éditeur demande à ses clients SaaS de valider un « mandat de désignation Sage » depuis la page d'accueil du logiciel.

Vérifié sur la liste officielle : SAGE (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Vous êtes couvert, mais le raccordement passe par un mandat que vous devez signer vous-même : c'est lui qui déclenche votre inscription dans l'annuaire national. Sans lui, vous n'avez pas d'adresse de réception au 1er septembre 2026, et vos fournisseurs n'ont nulle part où déposer leurs factures. Ouvrez Mediabat, validez le mandat, puis vérifiez votre présence dans l'annuaire.

À vérifier : Tout cela n'est documenté que pour l'offre Mediabat SaaS. Aucune page équivalente ne couvre la version en licence sans abonnement, que l'éditeur commercialise pourtant toujours : si c'est la vôtre, appelez-le plutôt que de vous fier à cette page.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Mediabat →

Extrabat

L'éditeur se présente comme « Solution Compatible », pas comme plateforme agréée, et nomme celle qui le couvre : « avec Extrabat vous êtes en conformité, via Iopole, plateforme agréée DGFiP ».

Vérifié sur la liste officielle : IOPOLE (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Vous n'avez pas à changer de logiciel pour régulariser la réception : c'est Iopole, qui figure bien sur la liste officielle, qui recevra vos factures pour votre compte. Ouvrez maintenant votre Extrabat et vérifiez que le raccordement est réellement actif sur VOTRE compte. Une annonce sur la page d'accueil de l'éditeur ne configure pas votre dossier à votre place.

À vérifier : L'attestation mise en ligne est un certificat émis par Iopole elle-même, daté du 03/07/2026, pas par l'administration. Et l'éditeur ne consacre aucune page à la réforme : le seul article de fond du média maison, daté du 17 novembre 2025, dit encore que « nos équipes préparent la compatibilité ». Aucune page publiée ne détaille les conditions, le coût éventuel ni la marche à suivre pour activer le raccordement.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Extrabat →

Onaya

L'éditeur, Orisha Construction, nomme sa plateforme : « QUADIENT : Notre partenaire de référence retenu pour l'ensemble des solutions Onaya. » Le même article cite un partenaire distinct, @GP, pour les clients Onaya Négoce.

Vérifié sur la liste officielle : SERENSIA by Quadient (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Onaya n'a pas vocation à figurer dans la liste officielle, et son absence n'est pas un défaut. Le raccordement n'est pas automatique pour autant : l'éditeur vous demande de sélectionner vous-même votre offre chez la plateforme, de mettre à jour SIREN, SIRET et TVA intracommunautaire dans votre ERP, et de préparer un Kbis récent pour la vérification KYB — sans quoi l'accès au réseau reste fermé. Ne confondez pas les gammes : les clients Onaya Négoce relèvent, selon le même article, d'un partenaire distinct.

À vérifier : L'éditeur nomme le groupe Quadient sans préciser la marque sous laquelle celui-ci est immatriculé : la liste officielle le connaît sous SERENSIA by Quadient. Le rattachement est cohérent, il n'est pas écrit tel quel. L'article date du 27 mai 2026 et annonçait une bascule au printemps-été 2026 ; aucune publication ultérieure ne vient confirmer qu'elle a eu lieu, et la page produit ne mentionne toujours que Chorus Pro.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Onaya →

Organilog

L'éditeur annonce un raccordement sans nommer la plateforme : « Le logiciel prépare automatiquement vos factures au bon format électronique et les transmet via une Plateforme Agréée partenaire. » La page dédiée, la page produit et la FAQ emploient toutes la même formule, sans plus.

Rien à vérifier sur la liste officielle : l'éditeur décrit une transmission de vos factures, mais ne nomme aucune plateforme agréée. Demandez-lui le nom par écrit — c'est ce qui vous couvre.

Vous n'avez pas de plateforme agréée à souscrire séparément : l'éditeur annonce transmettre vos factures via la sienne. Deux gestes restent à faire maintenant. Mettez à jour votre fiche entreprise dans le logiciel — c'est le numéro d'identification qui active votre adresse de réception. Puis écrivez au support, que la documentation demande explicitement de contacter pour faire configurer vos identifiants. Profitez-en pour demander par écrit le nom de la plateforme retenue pour la France : c'est cette réponse datée qui vous couvre, pas la page commerciale.

À vérifier : Aucune page française ne nomme la plateforme, et c'est pourquoi il n'y a rien à confirmer ici sur la liste officielle. Second flottement : la page facturation électronique annonce des factures « au format UBL », la page devis & facturation « le format structuré Factur-X ».

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Organilog →

Koust

Le seul propos que l'éditeur tienne sur son propre rôle reste fonctionnel : « Une solution comme Koust permet de relier directement les factures aux commandes, aux stocks et à la consommation réelle. » Rien sur un raccordement, rien sur une immatriculation.

Rien à vérifier sur la liste officielle : l'éditeur n'annonce ni raccordement, ni agrément à venir. Il n'a rien publié sur sa propre situation.

Si vous gérez votre établissement avec Koust, vous n'êtes pas couvert par Koust pour le 1er septembre 2026 : c'est à vous de choisir votre plateforme agréée pour recevoir vos factures fournisseurs, et de la déclarer dans l'annuaire — votre expert-comptable ou votre banque en propose peut-être déjà une. Ne comptez pas sur la lecture automatique des PDF pour cela : scanner une facture n'est pas la recevoir au sens de la réforme, et Koust le rappelle lui-même. Demandez par écrit à l'éditeur à quelle plateforme il compte se raccorder : sa réponse vaudra mieux que son silence.

À vérifier : L'article dédié annonce un calendrier faux : « Dès juillet 2026, la facture électronique s'imposera à toutes les entreprises […] avant une généralisation totale en janvier 2027 » — toujours en ligne, alors que les dates légales sont le 1er septembre 2026 pour la réception et le 1er septembre 2027 pour l'émission des TPE et PME. Le mot « septembre 2026 » n'apparaît nulle part sur le site. Sa page Partenaires affiche par ailleurs les logos de Sage, Pennylane, Cegid, Qonto, Fulll, Axonaut et Sellsy sous une rubrique « Comptabilité & Facture électronique » — des logos seulement, sans une phrase disant que Koust s'appuierait sur l'un d'eux. Ce n'est donc pas un raccordement annoncé.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Koust →

Sage Multi Devis Entreprise

Sage ne présente Multi Devis ni comme une plateforme agréée, ni comme raccordé à l'une d'elles : la question ne se pose plus dans ces termes, le produit n'est plus maintenu. L'éditeur désigne Batigest Connect comme solution de destination, et c'est Batigest Connect, pas Multi Devis, qui porte la Plateforme Agréée Sage.

Rien à vérifier sur la liste officielle : cette gamme n'est plus maintenue par son éditeur, qui oriente vers un autre de ses produits. Aucune plateforme agréée n'y sera raccordée.

N'attendez pas de mise à jour : elle ne viendra pas. Votre obligation du 1er septembre 2026 est de RECEVOIR, et la réception ne se fera pas dans Multi Devis — elle se fait sur une plateforme agréée, où votre entreprise doit être inscrite et adressable dans l'annuaire. En choisir une et vous y inscrire est la priorité immédiate. Vous pouvez continuer à sortir vos devis avec Multi Devis en attendant, puisque l'obligation d'ÉMETTRE ne vous concerne qu'au 1er septembre 2027 — mais c'est bien avant cette date qu'il faudra avoir changé d'outil. Le passage à Batigest Connect est une migration payante, pas une mise à jour, et rien ne vous oblige à rester chez Sage.

À vérifier : La même base de connaissances affirme en tête d'article que « tous les logiciels Sage sont conformes à la facturation électronique » — formule qui, lue au pied de la lettre, engloberait Multi Devis. Mais la liste qui suit sur la même page nomme Sage 50, Sage 100, Sage X3, Batigest Connect, Sage Active et quelques autres, et pas Multi Devis. Ne lisez donc pas la phrase générale comme une promesse de couverture pour un produit en fin de vie.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Sage Multi Devis Entreprise →

Sage Batigest Connect

La FAQ de la page produit écrit que la solution « inclut les fonctionnalités de facturation électronique et se connecte à la plateforme agréée Sage pour l'émission et le suivi des factures ». Sage nomme sa propre plateforme, et nomme le logiciel : Batigest Connect figure dans son tableau des produits intégrés à la Plateforme Agréée Sage.

Vérifié sur la liste officielle : SAGE (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

C'est le cas le plus favorable, et il n'est pourtant pas acquis sans vous. Sage écrit qu'« il vous suffit de vous connecter avec votre adresse e-mail (Sage ID) afin de finaliser votre inscription » : aucune inscription n'a donc été faite à votre place. Trois gestes, dans cet ordre. Mettez Batigest Connect à jour. Activez le Portail Collaboratif depuis le logiciel — l'enregistrement sur la plateforme agréée « s'effectue après l'activation du Portail Collaboratif ». Puis enregistrez-vous avec votre Sage ID. Vérifiez enfin votre SIREN dans l'annuaire officiel : tant que vous n'y figurez pas, vos fournisseurs n'ont pas d'adresse où vous écrire. Si vous êtes bloqué — version trop ancienne, licence Batigest i7 non migrée —, appelez votre revendeur sans attendre.

À vérifier : La page produit n'est pas entièrement à jour : elle contient encore une formulation au futur et un encadré parlant de « choix de plateforme PPF ou PDP », vocabulaire antérieur au renommage. L'intégration dépend ensuite de votre version : les champs de facturation électronique n'existent que « dès la version 4 de Batigest Connect », et un poste resté sous Batigest i7 n'est pas dans la même situation. La gratuité est plafonnée à 12 000 flux par an, au-delà desquels Sage facture « à la consommation ».

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Sage Batigest Connect →

Tolteck

L'éditeur nomme sa plateforme pour la réception : « Grâce à notre intégration avec Pennylane, plateforme agréée reconnue par les cabinets comptables, vous activez la réception de vos factures électroniques en quelques clics. » Il ne se présente pas lui-même comme immatriculé.

Vérifié sur la liste officielle : PENNYLANE (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Pour l'obligation qui tombe le 1er septembre — recevoir —, la réponse est bonne, mais elle ne se déclenche pas toute seule. Ouvrez Tolteck, allez dans « Paramètres › Facturation électronique », vérifiez votre SIREN, et créez le compte Pennylane depuis ce menu. La suite se passe chez Pennylane : mot de passe, code par SMS, parcours d'identification. L'éditeur annonce moins de dix minutes et aucun surcoût, y compris pendant la période d'essai — mais il faut un e-mail et un téléphone sous la main, ce qui se prépare mal le 31 août au soir. Et si votre cabinet comptable vous a déjà inscrit sur une autre plateforme, ne créez pas un compte en double : Tolteck écrit lui-même qu'« il n'est pas obligatoire d'adopter Pennylane » dans ce cas.

À vérifier : Le nom obtenu ne vaut que pour la RÉCEPTION. Pour l'émission, échéance de septembre 2027, Tolteck ne nomme personne : « pour l'émission, notre PA sera directement intégrée au logiciel » — au futur, sans dire laquelle. Son centre d'aide confirme qu'il s'agit de deux plateformes distinctes : « ces deux plateformes peuvent être différentes ». Ne supposez donc pas que ce sera Pennylane.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Tolteck →

Codial

L'éditeur annonce « intégrer nativement la plateforme de facturation électronique Docoon dans Codial », sur sa version v20, et ajoute : « Il ne reste qu'à réserver votre activation. »

Vérifié sur la liste officielle : DOCOON (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

La plateforme est nommée et figure bien sur la liste officielle — mais rien sur le site ne dit que votre raccordement, lui, est actif : tout y est au futur, et la v20 n'a pas de date de disponibilité publiée. Deux gestes maintenant. Remplissez le formulaire de réservation « Codial by Docoon ». Puis appelez votre distributeur pour obtenir deux dates écrites : quand votre poste passe en v20, et à partir de quand votre entreprise sera joignable via Docoon. Tant que ces deux points ne sont pas opérationnels, il vous faut un point de réception ouvert directement chez une plateforme agréée.

À vérifier : Aucune des pages consultées n'affiche de date de publication : l'engagement n'est pas datable. Aucun tarif ni condition contractuelle avec Docoon n'est publié, et le formulaire est présenté « sans engagement », ce qui laisse ouvert ce qu'il faudra signer ensuite. Les connecteurs Pennylane et Inqom cités par ailleurs sont annoncés au futur : seul Docoon est présenté comme l'intégration native, et c'est le seul nom retenu ici.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Codial →

Facturation.pro

L'éditeur écrit avoir « retenu la plateforme SUPER PDP pour laquelle nous proposons une intégration complète avec notre outil », et exclut explicitement l'agrément propre : « Nous ne prévoyons pas de développer notre propre plateforme agréée. »

Vérifié sur la liste officielle : SUPER PDP (plateforme agréée) figure bien sur les listes de la DGFiP.

Ce que le 1er septembre exige — être inscrit à l'annuaire et pouvoir recevoir ses factures d'achats — est déjà livré dans l'outil. Encore faut-il faire deux choses. D'abord un abonnement payant à jour : qui reste sur son ancienne formule conserve ses fonctionnalités « à l'exception de la gestion de la facturation électronique ». Ensuite l'inscription depuis « Paramètres › Facturation électronique », qui crée votre compte SuperPDP et vous inscrit dans l'annuaire. Prévoyez un aller-retour : l'éditeur documente deux blocages fréquents, l'inscription refusée quand votre expert-comptable vous a déjà inscrit ailleurs, et l'entreprise absente de l'annuaire de l'État, qui renvoie vers votre SIE et prend des jours. Lancez la démarche sans attendre.

À vérifier : L'envoi des factures de vente via la plateforme n'est pas encore en service : l'éditeur l'annonce « d'ici la fin du premier trimestre 2027 », pour une obligation au 1er septembre 2027 — la marge existe, mais c'est une promesse. Seules l'inscription à l'annuaire et la consultation des achats reçus sont livrées à ce jour.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Facturation.pro →

Sinao

L'éditeur annonce un raccordement sans nommer la plateforme, et range l'inscription parmi ce que vous « pourrez » faire : « Vous inscrire sur notre Plateforme Agréée partenaire et être ainsi enregistré dans l'annuaire. » Le nom du partenaire n'apparaît sur aucune page consultée.

Rien à vérifier sur la liste officielle : l'éditeur décrit une transmission de vos factures, mais ne nomme aucune plateforme agréée. Demandez-lui le nom par écrit — c'est ce qui vous couvre.

Le raccordement est annoncé, il n'est pas décrit comme actif : son centre d'aide date l'inclusion des fonctionnalités « à partir du 1/09/2026 », c'est-à-dire le jour de l'échéance, pas avant. Connectez-vous et cherchez le bouton d'inscription à la plateforme. S'il n'y est pas encore, écrivez au support et demandez deux réponses par écrit : le nom de la plateforme partenaire, et la date d'ouverture de l'inscription. Gardez cette réponse, c'est votre preuve de diligence. Tant que l'inscription n'est pas faite, vous n'êtes pas dans l'annuaire et aucun fournisseur ne sait où vous adresser ses factures. L'inscription est annoncée sans surcoût, y compris sur l'offre gratuite.

À vérifier : Le site se contredit. Une page décrit encore la stratégie abandonnée en 2024 — le raccordement direct au portail public et le passage par Chorus Pro — quand la page dédiée décrit une plateforme agréée partenaire. Un article d'aide de juillet 2025 annonce en outre une immatriculation en propre, qui n'a pas abouti : Sinao ne figure pas sur les listes. C'est la formulation la plus récente qui est retenue ici. L'éditeur emploie enfin indifféremment « notre PA » et « la PDP de Sinao », formules qui peuvent laisser croire à un agrément propre alors qu'il s'agit d'une plateforme tierce.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Sinao →

Kiwili

L'éditeur a publié le 13 août 2026 un mode d'emploi détaillé d'une fonction française déjà livrée : émission, statuts, e-reporting, réception des factures fournisseurs. Il décrit systématiquement une transmission « du côté de la DGFIP » et ne cite aucune plateforme agréée.

Rien à vérifier sur la liste officielle : l'éditeur décrit une transmission de vos factures, mais ne nomme aucune plateforme agréée. Demandez-lui le nom par écrit — c'est ce qui vous couvre.

C'est plus qu'une promesse — la fonction existe — mais vous ne savez pas qui vous couvre. Trois gestes dans le logiciel maintenant. Activez la facturation électronique dans votre profil d'entreprise et renseignez les quatre informations obligatoires : IBAN, BIC, moyen de paiement et régime de TVA. Complétez ensuite chaque fiche client. Ouvrez enfin le module Dépenses et vérifiez la liste « Factures électroniques reçues », puisque c'est la réception qui devient obligatoire. Ne prenez pas l'envoi par courriel pour une transmission conforme : l'éditeur écrit que ce sont deux actions distinctes. Et écrivez au support pour obtenir le nom de la plateforme immatriculée qui achemine vos flux — tant que vous ne l'avez pas, vous ne savez pas qui vous couvre.

À vérifier : La page décrit une transmission « du côté de la DGFIP », formulation qui ne correspond pas à l'architecture retenue, où les flux passent par une plateforme agréée avant d'atteindre l'administration : il y a donc un intermédiaire immatriculé, mais l'éditeur ne le nomme pas et rien ici n'en déduit lequel. À ne pas confondre non plus avec son raccordement à Peppol, annoncé pour la réforme belge, qui ne dit rien du circuit français. Un article de 2023 toujours en ligne affirmant que tout transitera par Chorus Pro contredit la page récente et ne doit pas servir de référence.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Kiwili →

Silae

Le seul propos que l'éditeur tienne sur le sujet renvoie ailleurs : « Il sera donc obligatoire de passer par un tiers de confiance. » Rien sur sa propre situation.

Rien à vérifier sur la liste officielle : l'éditeur n'annonce ni raccordement, ni agrément à venir. Il n'a rien publié sur sa propre situation.

Silae est un logiciel de paie : il ne produit pas vos factures de vente et ne reçoit pas vos factures fournisseurs. Son silence ne vous met donc pas en faute, mais il ne vous couvre pas non plus, et il ne faut rien en attendre. La démarche utile n'est pas d'écrire à Silae : c'est de vérifier du côté de l'outil qui édite réellement vos factures, ou auprès de votre cabinet d'expertise comptable — le produit est déployé par des cabinets partenaires, et c'est le cabinet qui saura par quelle plateforme agréée vos factures arriveront. Ne changez pas de logiciel de paie pour cette raison : son absence des listes ne dit rien de sa conformité sociale.

À vérifier : Les deux articles disponibles datent de 2023 : ils décrivent encore la réception obligatoire au 1er janvier 2024, l'ancienne terminologie « plateforme de dématérialisation partenaire » et le portail public Chorus, abandonné depuis. Deux mentions à ne pas surinterpréter : l'opérateur cité pour le module de notes de frais n'a aucun rapport avec une immatriculation, et la formule « nos partenaires agréés en archivage numérique » porte sur l'archivage à valeur probante, pas sur l'agrément de plateforme.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Silae →

QuickBooks

Intuit ne présente QuickBooks ni comme une plateforme agréée, ni comme raccordé à l'une d'elles : le produit n'est plus vendu en France. L'éditeur précise que « la décision de supprimer la version de QuickBooks auparavant disponible en France ne concerne pas les autres produits ou services Intuit » — cette phrase maintient la présence du groupe, elle ne rouvre pas QuickBooks.

Rien à vérifier sur la liste officielle : cette gamme n'est plus maintenue par son éditeur, qui oriente vers un autre de ses produits. Aucune plateforme agréée n'y sera raccordée.

Il n'y a personne à attendre : aucun raccordement ne viendra, parce que le produit n'est plus commercialisé en France du tout. Si vous utilisez aujourd'hui un outil que vous appelez « QuickBooks », c'est soit une version étrangère, qui n'est pas conçue pour la réforme française, soit un autre logiciel : vérifiez lequel avant toute chose. La seule action utile maintenant est de choisir de quoi RECEVOIR vos factures. Deuxième point, moins visible : vos anciennes données ne sont plus téléchargeables depuis mars 2024. Si vous n'avez pas fait l'export à l'époque, vérifiez vos archives locales — l'obligation de conservation des pièces comptables continue de courir même quand l'éditeur a fermé la porte.

À vérifier : Des sites tiers affirment que QuickBooks aurait ajouté le support Factur-X pour la réforme française et le rangent parmi les éditeurs prêts pour 2026 : c'est contredit par l'éditeur lui-même et n'a pas été repris ici. Les pages d'aide françaises qui détaillaient l'arrêt renvoient désormais une erreur 404, et le lien « pour en savoir plus » bascule vers un contact en anglais.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour QuickBooks →

Debitoor

L'éditeur ne présente Debitoor ni comme une plateforme agréée, ni comme raccordé à l'une d'elles : l'application n'existe plus. Le seul geste proposé est un bouton vers un autre produit — une bascule commerciale, pas un raccordement : ni mandat, ni désignation, ni démarche de conformité n'y est mentionné.

Rien à vérifier sur la liste officielle : cette gamme n'est plus maintenue par son éditeur, qui oriente vers un autre de ses produits. Aucune plateforme agréée n'y sera raccordée.

Personne ne vous raccordera sous l'étiquette Debitoor : la réponse à votre question est qu'il n'y en aura pas. Ce qui compte dans les prochains jours est la réception — vos fournisseurs doivent pouvoir vous adresser des factures électroniques, ce qui suppose que votre SIREN soit rattaché à une plateforme immatriculée. Deux gestes : récupérez vos factures, devis et fiches clients depuis l'accès qui pointe maintenant vers le produit successeur ; puis ouvrez un compte chez une plateforme figurant sur la liste officielle et déclarez-y votre entreprise. Ne basculez pas vers le successeur en supposant que le sujet est réglé : c'est un choix qui reste à instruire, pas une continuité automatique.

À vérifier : L'annonce de fin est un bandeau non daté, mais la redirection de l'ancienne adresse de connexion la corrobore indépendamment. Sur le produit successeur, aucune des pages françaises consultées le 25 août 2026 ne mentionne la réforme, le 1er septembre 2026, les plateformes agréées ni Factur-X. Ce constat porte sur ce qui est publié, pas sur le statut de cet éditeur.

Relevé le 25 août 2026 sur la page de l'éditeur. Les annonces changent : vérifiez avant de décider. Le détail pour Debitoor →

Votre logiciel n'est pas dans cette courte liste ? Elle ne prétend pas être exhaustive : chaque entrée demande une lecture directe chez l'éditeur. Les questions ci-dessous vous permettent d'obtenir la même information vous-même, en une fois.

Les cinq questions à poser à votre éditeur

Elles sont formulées de façon fermée : chacune appelle un nom, une date ou un montant. C'est ce qui les rend utiles — une réponse vague à une question fermée est déjà une réponse.

  1. Êtes-vous immatriculé comme plateforme agréée ? Si oui, sous quel nom exact figurez-vous sur la liste de la DGFiP ?
    Le nom commercial que vous connaissez n'est pas toujours celui qui figure sur la liste : elle porte des raisons sociales, des noms de groupe et parfois deux inscriptions pour un même éditeur.
  2. Si vous ne l'êtes pas, à quelle plateforme agréée êtes-vous raccordé ?
    C'est la seule réponse qui vous met en conformité. « Nous serons prêts » n'en est pas une : demandez le nom de la plateforme, il doit figurer sur la liste officielle.
  3. Ce raccordement est-il inclus dans mon abonnement actuel, ou facturé en plus ?
    C'est le moment où le coût réel apparaît. Un outil gratuit aujourd'hui peut devenir payant au raccordement, et la question ne se pose qu'une fois.
  4. À partir de quelle date puis-je RECEVOIR une facture électronique avec votre outil ?
    La réception est la première échéance et elle ne se négocie pas : elle s'impose à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.
  5. Et à partir de quelle date puis-je en ÉMETTRE ?
    Recevoir et émettre sont deux capacités différentes, avec deux échéances différentes. Des offres permettent l'une sans l'autre.

Et mon logiciel de comptabilité ?

La question revient souvent sous cette forme, parfois même en cherchant un « logiciel de comptabilité agréé par l'administration fiscale ». La réponse est la même que ci-dessus, et elle mérite d'être dite franchement : cet agrément-là n'existe pas. Ce que recense la liste officielle, ce ne sont ni des logiciels de comptabilité ni des logiciels de facturation, mais des plateformes — celles par lesquelles les factures circulent. Aucun éditeur de comptabilité ne peut donc être « agréé » à ce titre, et celui qui l'affirme désigne en réalité autre chose : le plus souvent son raccordement à une plateforme qui, elle, l'est.

Que vous appeliez votre outil « logiciel de facturation », « logiciel de comptabilité » ou « logiciel de gestion » ne change donc rien au problème. La seule question qui compte est celle du raccordement : par quelle plateforme agréée vos factures sortiront-elles, et par laquelle celles de vos fournisseurs vous parviendront-elles ? Les cinq questions ci-dessus s'adressent à votre éditeur quel que soit le nom qu'il donne à son produit.

Le cas des boutiques en ligne mérite une phrase de plus, parce que la confusion y est plus profonde. Shopify, Wix, WooCommerce ou PrestaShop ne sont pas des logiciels de facturation : ce sont des outils de vente. Ils ne figurent pas sur la liste officielle, ils n'ont pas à y figurer, et la plupart ne publient rien du tout sur la réforme française. Ne rien trouver à leur sujet ne veut donc pas dire que vous êtes en faute.

Ce qui compte est ailleurs : par où sort la facture. Selon votre installation, elle est produite par la boutique elle-même, par une extension, ou par l'outil de comptabilité qui récupère vos commandes — et c'est ce maillon-là qui doit rejoindre une plateforme agréée. Posez donc les cinq questions ci-dessus à l'éditeur de votre outil de facturation, pas à celui de votre boutique. Et si vous vendez à la fois à des particuliers et à des entreprises, les deux flux ne suivent pas les mêmes règles : ce que la réforme change pour un e-commerçant les sépare.

Pour la plupart des indépendants et des très petites entreprises, la distinction est d'ailleurs théorique : le même outil tient la comptabilité et émet les factures. Si c'est votre cas, vous n'avez qu'une vérification à faire, pas deux. Si votre cabinet vous impose son propre logiciel, en revanche, vous en avez bien deux — et l'obligation d'émettre pèsera sur vous, pas sur lui : les logiciels destinés aux cabinets sont une catégorie à part dans la liste.

Et si vous ne facturez pas avec un logiciel ?

Un tableur, un portail administratif ou un outil étranger posent la même question sous une forme un peu différente : aucun des trois n'est une plateforme agréée, et aucun ne le deviendra. Ce qui change, c'est ce par quoi vous les remplacez — et ce que ça coûte.

Jusqu'à quand attendre

Deux échéances, souvent confondues. Recevoir une facture électronique s'impose à toutes les entreprises, sans exception de taille. Émettre s'impose plus tard aux TPE, PME et micro-entreprises. Le détail des deux dates et des cas particuliers est sur la page dédiée aux micro-entreprises.

Ne pas être en mesure de recevoir n'entraîne pas une amende immédiate : la procédure commence par une mise en demeure, avec trois mois pour se mettre en conformité. En revanche, une facture émise sur un circuit non conforme est sanctionnée 50 € par facture, plafonnée à 15 000 € par an — d'où l'intérêt de poser la question à son éditeur bien avant l'échéance, pas après.

Si la réponse de votre éditeur est décevante, ou si vous n'utilisez aucun logiciel de facturation, la marche à suivre pour être en mesure de recevoir tient en une seule décision : désigner la plateforme par laquelle vos factures arriveront.

Pourquoi aucun logiciel n'est nommé ici

Nos données permettent d'affirmer qu'un nom ne figure pas sur les listes officielles. Elles ne permettent pas d'affirmer que l'outil correspondant serait inutilisable : son éditeur peut être raccordé à une plateforme agréée, avoir un dossier en cours, ou figurer sous la raison sociale d'un groupe. Publier une liste de « logiciels non conformes » serait rapide à lire et faux.

Liste officielle au 31 août 2026, d'après la DGFiP — impots.gouv.fr. Échéances : réception au 1 septembre 2026, émission pour les TPE, PME et micro-entreprises au 1 septembre 2027.

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