INDY
Logiciel de comptabilité en ligne pour indépendants. Synchronisation bancaire automatique, déclarations fiscales et TVA sans saisie manuelle.
Ce que ça implique pour vous
INDY déclare s'adresser aux indépendants et aux petites structures.
L'offre est freemium, avec un tarif annoncé publiquement — vous pouvez vous inscrire sans passer par un commercial.
La facturation est ici adossée à un compte professionnel : cohérent si vous y tenez déjà vos comptes, contraignant sinon.
Ce que dit la liste officielle
- Stade DGFiP
- Tests d'interopérabilité réussis
- Immatriculée le
- 9 janvier 2026
- Type de solution
- Banque
- Cible déclarée
- Auto-entrepreneur, Freelance, Artisan, TPE
- Modèle tarifaire
- Freemium
- Point d'accès Peppol
- Oui
- SIREN
- 440403442
- Siège
- 94 Rue Robert, 69006, LYON
Ce que ça coûte
Formule gratuite disponible — Essentiel
Premier tarif payant : 9 € HT/mois (Plus, en annuel ; 12 € en mensuel)
Facturation électronique incluse dans toutes les formules, y compris la gratuite. Compte professionnel optionnel.
Relevé le 14 août 2026 sur la page tarifaire de l'éditeur. Les grilles changent sans préavis — vérifiez avant de souscrire.
Ce qui se passe quand on s'inscrit
Sont exigés en chemin : SIREN, dès la deuxième étape (une recherche par NOM renvoie les homonymes), régime d'imposition et nature de l'activité, que le code APE ne suffit pas à déduire, pièce d'identité en cours de validité : carte nationale (recto ET verso), passeport ou titre de séjour, en PDF, JPEG ou PNG de 5,2 Mo maximum, premier prénom et NOM DE NAISSANCE, exactement comme sur ce document, signature électronique d'un mandat, via Yousign.
Là où ça coince. Il n'y en a aucun sur le prix — et c'est la première fois dans ce fichier. Le blocage est ailleurs, et il ne se lève avec aucun abonnement : ÉMETTRE par voie électronique n'existe pas encore dans le produit. Sur la fiche d'un client, le champ « Plateforme agréée — adresse de réception des factures électroniques » est désactivé et porte la mention « Bientôt disponible », avec cette phrase au futur : « vos factures SERONT automatiquement envoyées à la plateforme agréée de votre client ». Disons-le avec justice : l'obligation d'émettre ne tombe qu'au 1er septembre 2027, Indy n'est donc pas en retard sur le calendrier. Quant à ce qui est exigible en premier — recevoir, au 1er septembre 2026 —, la boîte de réception existe bel et bien, mais nous n'affirmons PAS que l'inscription est aboutie : voir le point sur le statut, où le produit se contredit sur ce point précis.
Émettre avec la formule gratuite : oui, constaté. Vérifié en allant au bout : une facture a été créée, numérotée et validée sans le moindre paiement, sur la formule gratuite, et la création est annoncée sans limite de nombre. Aucun cadenas, aucune fonction grisée, aucune invitation à souscrire dans l'éditeur — l'inverse exact de l'autre logiciel de facturation testé, dont la formule gratuite interdit purement et simplement d'établir une facture. En revanche, une fois la facture validée, les seules sorties proposées sont : ouvrir l'éditeur d'e-mail, télécharger, dupliquer, marquer comme payée, activer les relances (réservé aux abonnés) ou annuler. Aucune transmission par la plateforme agréée, et l'historique de la facture ne consigne qu'une ligne, « Facture créée ». Autrement dit un PDF par courriel — le circuit que la réforme remplace.
Statut de plateforme agréée dans l'interface : visible. ⚠️ À LIRE EN PREMIER : quelques heures après avoir mené les trois écrans à leur terme et signé le mandat, le produit donnait DEUX RÉPONSES CONTRADICTOIRES sur notre propre conformité, sur le même écran et au même instant. D'un côté l'interface montrait tous les signes d'une inscription aboutie : la page de promotion « Factures électroniques » était devenue une boîte de réception « Factures d'achats », le panneau « S'inscrire » avait disparu de la barre latérale, et une adresse électronique de facturation s'affichait, de la forme 0225:<votre SIREN> — 0225 étant le code du répertoire français dans l'annuaire —, assortie d'un bouton « Partager mon adresse » à envoyer à ses fournisseurs. De l'autre, une fenêtre affirmait « Vous n'êtes PAS encore inscrit à la Plateforme Agréée Indy », sous un bandeau « action requise avant le 01/09 », en précisant que « sans cette inscription, vous n'êtes pas en conformité », bouton « S'inscrire » à l'appui. Nous ne tranchons pas : depuis l'application, rien ne permet de savoir laquelle des deux affirmations est la bonne. C'est précisément le problème, et à quelques semaines d'une échéance légale, c'est ce qu'un utilisateur a le plus besoin de savoir. L'éditeur documente par ailleurs un délai de mise à jour de l'annuaire indépendant de la démarche, ce qui pourrait expliquer l'écart — sans le dire à cet endroit. Vérifiez donc votre statut auprès de l'éditeur plutôt que de vous fier à un seul écran. Reste un fait acquis : l'intitulé du mandat signé est « Accord formel de désignation de la plateforme de RÉCEPTION des factures ». Il ne couvre pas l'émission.
Le réglage à surveiller. Dans les mentions légales, la case « Je suis bénéficiaire de la franchise en base de TVA » est DÉCOCHÉE par défaut. C'est elle qui déclenche la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI », légalement obligatoire pour qui relève de ce régime. La plateforme connaît pourtant votre situation : elle vous a interrogé sur votre régime d'imposition à l'inscription. Une facture établie sans y avoir pensé sort sans la mention.
Ce qui est bien fait. Facturer est gratuit et sans limite annoncée, et l'engagement est daté noir sur blanc dans leur FAQ : « ce sera toujours gratuit après l'entrée en vigueur de l'obligation en septembre 2026 ». Aucun des autres testés ne s'avance autant. Le compte s'ouvre et s'utilise SANS connecter de compte bancaire, alors que le produit y pousse beaucoup. La forme juridique, le SIRET et jusqu'au greffe compétent sont pré-remplis depuis le registre. La numérotation proposée par défaut est légalement saine — format année-mois, réinitialisation « Jamais ». Et l'avertissement affiché avant validation est exact : « vous ne pourrez plus la modifier ni la supprimer, seule une facture d'avoir pourra l'annuler. » Détail remarquable : l'échéancier affiché DANS le produit est plus prudent que la page commerciale — il qualifie l'émission de 2027 de « potentiellement obligatoire pour vous », là où la FAQ publique tranche.
Ce qu'elle sait déjà de vous. Tout est repris du registre public, sans que vous saisissiez rien — et deux choses méritent d'être sues. D'abord la recherche de votre entreprise se fait par NOM par défaut : « David Chereau » renvoie dix entreprises réelles, à Redon, à Dierre, avec des activités sans rapport. Rattacher un compte fiscal au mauvais homonyme se joue à un clic ; cherchez par SIREN, qui ne renvoie qu'un résultat. Ensuite la vérification d'identité affiche les représentants légaux tels que le registre les connaît — prénoms d'état civil compris — et exige votre NOM DE NAISSANCE, pas votre nom d'usage. Quiconque figure au registre sous un nom marital doit fournir le nom porté sur sa pièce, sous peine d'un refus qu'aucun message n'explique.
Pour qui. Un indépendant qui veut, sans rien payer, être joignable à l'échéance du 1er septembre 2026 ET continuer à établir ses factures dans le même outil. C'est aujourd'hui la seule des trois plateformes que nous avons testées où ces deux besoins tiennent ensemble dans la formule gratuite.
À éviter si. Vous cherchez à ÉMETTRE dès maintenant par voie électronique — la fonction n'est pas livrée, et aucun abonnement ne la débloque. Vous voulez aussi rester à l'écart d'un outil qui pousse constamment vers son compte bancaire et son terminal de paiement : c'est refusable, mais l'insistance est réelle.
À ne pas confondre. « 100 % gratuit » porte sur la facturation, pas sur l'encaissement : l'option « Lien de paiement » prélève 1,4 % + 0,15 € par transaction, et les relances automatiques sont réservées aux abonnés. Rien n'est caché, tout est affiché — mais gratuit ne veut pas dire sans revenu sur vous. Autre confusion, plus lourde : interrogée sur la franchise de TVA, la FAQ publique répond que vous devrez recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026, « en revanche, vous n'aurez pas l'obligation d'en émettre ». Sans date, cette dernière phrase se lit comme une dispense définitive. Elle est exacte pour 2026 ; elle cesse de l'être au 1er septembre 2027, où l'émission s'impose aux indépendants et aux TPE-PME, franchise en base comprise.


Des plateformes comparables
Même type de solution, public déclaré proche.
Informations issues des listes officielles de la DGFiP — impots.gouv.fr, importées ici le 15 août 2026. Aucune plateforme n'est à ce jour définitivement immatriculée : l'immatriculation définitive n'est accordée qu'après réussite des tests en conditions réelles, et elle peut être refusée. Vérifiez le stade courant sur impots.gouv.fr avant de vous engager.